Juin
2026
Retraite : des actifs de plus en plus inquiets et tournés vers l’épargne
L’inquiétude des actifs de 45 à 64 ans grandit autour de la retraite. Selon une étude IFOP pour la CGT, 54 % ne s’imaginent pas travailler jusqu’à 60 ans. Un constat confirmé par un sondage Odoxa pour la MIF : deux tiers des futurs retraités souhaitent partir le plus tôt possible, quitte à envisager d’autres solutions, comme l’épargne, pour maintenir leur niveau de vie.
Sacrifier les finances pour une bonne retraite
Paru en juin 2026, le sondage Odoxa réalisé en partenariat avec la MIF Assurance révèle que 63 % des futurs retraités déclarent qu'ils préfèrent partir plus tôt à la retraite, malgré le relèvement de l’âge légal à 64 ans.
Beaucoup espèrent seulement passer une bonne retraite. Il s’agit avant tout, à 81 %, d’être en bonne santé contre 59 % qui espèrent avoir une retraite suffisante, une part qui a baissé de 7 points depuis 2025. Mais d’autres occupations les intéressent, comme voyager à 38 %, pratiquer des activités et loisirs plaisants à 37 % et, à part égale, s’établissant à 29 %, passer du temps en famille ou rester autonome à son domicile.
Plus de la moitié des répondants pensent que la situation financière sera moins bonne que lorsque leurs parents étaient à la retraite et près d'un tiers pense qu’elle sera encore pire pour leurs enfants.
Dans ce contexte, 84 % des personnes interrogées anticipent une baisse de leur pouvoir d’achat. En moyenne, ils estiment cette diminution à 31 %, une proportion qui atteint 36 % chez les travailleurs indépendants. Cette tendance traduit une évolution des priorités, certains préférant privilégier leur qualité de vie à la retraite.
“Épargner” sa retraite
Cette inquiétude traduit un basculement : les actifs perçoivent désormais la retraite comme une échéance à anticiper, ce qui les incite à s’informer davantage. Ainsi, 63 % d’entre eux ont déjà effectué une simulation afin d’estimer leurs revenus. Plus ces derniers sont élevés, plus cette démarche est fréquente : 76 % des personnes gagnant 3 500 euros et plus en ont réalisé une, contre 37 % de celles percevant moins de 1 500 euros.
Pour anticiper d’éventuelles difficultés financières, certains privilégient également l’épargne. Au total, 70 % des personnes sondées (soit 5 points de plus que l’année dernière) mettent de l’argent de côté en vue de cette échéance : 29 % de façon régulière et 41 % occasionnellement. Cette pratique est davantage répandue chez les cadres (45 %) que chez les employés et les ouvriers (22 %).
Le PEA (plan d’épargne en actions) progresse lui aussi de 2 points par rapport à 2025, avec 20 % de souscripteurs. Parmi les placements les plus prisés, l’assurance-vie figure en tête, avec un taux de notoriété de 89 % ; 48 % des sondés (+3 points par rapport à 2025) y ont déjà souscrit pour préparer l’avenir. Elle est suivie par le PER (plan d’épargne retraite individuel), auquel 23 % ont déjà adhéré, au même niveau que les dispositifs d’épargne salariale.
