Juin
2026
Emploi : un marché de l’emploi au ralenti qui a des conséquences directes sur le budget des ménages
Le marché du travail montre des signes de ralentissement au début de l'année 2026. Selon les dernières données publiées par la Dares, le taux de chômage s'établit à 8,1 % au premier trimestre, en hausse de 0,2 point sur trois mois. Une évolution qui peut avoir des conséquences directes sur les finances des ménages.
Un marché du travail moins dynamique en début d’année
D'après la Dares et l'Insee, le nombre de demandeurs d'emploi progresse au premier trimestre 2026. Le taux de chômage a atteint 8,1 % de la population active, contre 7,9 % au trimestre précédent. L’étude souligne qu’il s’agit de « son plus haut niveau depuis le 1er trimestre 2021 », symbole d’un climat plutôt morose. Pour aller plus loin, on peut noter que la tranche de la population la plus concernée par le chômage désigne les hommes âgés de 25 à 49 ans.
Plusieurs facteurs peuvent expliquer ce phénomène, à l’image de nombreux secteurs économiques ayant ralenti leurs recrutements. Si l'emploi salarié reste globalement stable, certaines activités, comme la construction, affichent des difficultés plus marquées.
L’emploi non salarié en progression
Selon les chiffres de la Dares, on peut voir que l’emploi salarié connaît une baisse constante depuis 2025. En l’occurrence, il accuse une diminution de 0,3 %, ce qui représente environ 60 700 postes. À l’inverse, l’étude souligne une hausse notable de l’emploi non salarié sur la même période (+ 32 400 emplois).
Autre fait intéressant à souligner, l’évolution de l’indice du coût du travail (ICT) en France. Entre le 4e trimestre 2019 et le 4e trimestre 2025, l’étude nous apprend que celui-ci a progressé de 16,3 %. En parallèle l’inflation est chiffrée à 17,2 % sur la même période, ce qui signifie une diminution de 0,9 % de l’ICT réel.
Des conséquences sur le budget des foyers
Un foyer confronté à une perte d'emploi ou à une baisse de revenus peut voir son équilibre financier fragilisé. Les dépenses fixes comme le logement, l’énergie, les transports ou les remboursements de crédits peuvent en effet peser sur le budget.
Même sans perte d'emploi effective, un contexte économique moins favorable peut aussi conduire certaines familles à reporter des projets ou à adopter une gestion plus prudente de leurs dépenses.
