Oct
2026
Pouvoir d’achat : le moral des Français est en berne
Le moral des Français n’a jamais été aussi bas. Selon le dernier baromètre économique d’Odoxa, 90 % des Français se disent défaitistes quant à l’avenir économique du pays. L’étude, publiée en octobre, met en lumière les facteurs de ce pessimisme général.
La dissolution et le pouvoir d’achat comme point de départ
Pour Odoxa, l’élément déclencheur de ce pessimisme économique reste la dissolution de l'Assemblée nationale en 2024. Depuis cet événement, les Français doutent de la capacité du pays à être gouverné et à mener les réformes nécessaires avant la prochaine élection présidentielle.
Ces réformes sont d'autant plus urgentes que la flambée des prix du carburant pèse lourdement sur le pouvoir d'achat des Français. Selon une récente étude Odoxa-Le Figaro, 48 % d’entre eux estiment que ces hausses ont un impact majeur sur leur budget.
Cette pression économique fait monter une colère générale. D'après un récent sondage Odoxa-Backbone-Le Figaro, 88 % des répondants redoutent qu'elle ne déclenche un mouvement de contestation comme celui des Gilets jaunes.
Un nouveau système de retraite comme solution ?
Ces dernières semaines, le pays traverse également une période de fortes tensions politiques. Le baromètre Odoxa-Mascaret indique que 82 % des sondés jugent qu'Emmanuel Macron n'est pas un « bon président ». La sentence est identique pour le Premier ministre, Sébastien Lecornu, qui perd 8 points de popularité.
Dans ce contexte, les Français placent de grands espoirs dans la future élection présidentielle. Pour garantir la pérennité de l’économie du pays, ils se disent prêts à ouvrir le débat autour des retraites : 45 % des personnes interrogées souhaitent désormais intégrer une « dose de capitalisation » (épargne individuelle) au système actuel par répartition.
D’autres pistes d'ajustement sont évoquées dans le sondage, notamment :
- augmenter l'âge légal de départ ou la durée de cotisation (28 %) ;
- augmenter les cotisations des salariés et des entreprises (18 %) ;
- diminuer le montant des pensions versées aux retraités (6 %).
Pour autant, l’étude d’Odoxa ne semble pas plus optimiste pour l’avenir : « Aucun des principaux candidats actuels de la présidentielle ne convainc les Français sur ses propositions », conclut Gaël Sliman.
