Sept
2026
Chômage : un taux à 8,3 % au deuxième trimestre 2026, plus haut niveau depuis la crise sanitaire
Le marché du travail français continue de se dégrader. Le taux de chômage atteint son plus haut niveau depuis 2020, une tendance qui touche toutes les catégories de la population active et pèse sur le budget des ménages concernés.
Une hausse continue qui touche toutes les tranches d’âge
Au deuxième trimestre 2026, le nombre de chômeurs en France (au sens du Bureau international du travail) augmente de 62 000 personnes par rapport au trimestre précédent, pour atteindre 2,7 millions de personnes selon l’Insee. Le taux de chômage s’établit donc à 8,3 % de la population active, en hausse de 0,2 point sur le trimestre et de 0,7 point sur un an, soit 261 000 chômeurs de plus sur cette période.
Ce niveau est le plus élevé depuis le troisième trimestre 2020, marqué par la crise sanitaire, mais demeure toutefois nettement inférieur au pic de mi-2015 (- 2,2 points). La dégradation touche l’ensemble des catégories d’âge :
- le taux de chômage des 15-24 ans progresse de 0,4 point sur le trimestre pour atteindre 21,6 % ;
- celui des 25-49 ans de 0,2 point pour atteindre 7,5 %, son plus haut niveau depuis début 2021;
- et celui des 50 ans et plus de 0,3 point pour atteindre 5,5 %, également son plus haut niveau depuis début 2022.
Le chômage de longue durée continue aussi d’augmenter, avec 671 000 personnes sans emploi et en recherche depuis au moins un an, soit 2,1 % de la population active.
Un marché du travail qui pèse sur l’emploi et le pouvoir d’achat
Parallèlement à la hausse du chômage, le taux d’emploi des 15-64 ans recule de 0,3 point sur le trimestre (69 %), un repli qui concerne toutes les grandes tranches d’âge. La part des personnes en situation de contrainte sur leur offre de travail, c’est-à-dire au chômage, dans le halo autour du chômage ou en sous-emploi, atteint 17,2 % de la population active, en hausse de 0,2 point sur le trimestre.
L’Insee souligne par ailleurs un suivi spécifique des publics concernés par la loi pour le plein emploi : le taux de chômage des bénéficiaires du RSA atteint 48,6 %, en hausse de 7,9 points depuis fin 2024, tandis que celui des jeunes de 15 à 29 ans inscrits à France Travail s’établit à 49,8 %. Ces deux publics contribuent pour près de la moitié de la hausse cumulée du taux de chômage sur les six derniers trimestres.
Une précarité de l’emploi qui fragilise la question du budget
La dégradation du marché du travail se traduit concrètement par une perte de revenus et de l’incertitude pour de nombreux ménages, qu’il s’agisse d’une perte d’emploi, d’une réduction du temps de travail ou d’une entrée en période de chômage de longue durée. Les foyers qui avaient contracté des crédits à la consommation ou un crédit immobilier sur la base de revenus désormais fragilisés ont plus de difficultés à maintenir leur niveau de vie.
Dans ces situations, un rachat de crédits permet parfois de réduire les mensualités et d’adapter le niveau d’endettement à une nouvelle réalité de revenus pour permettre une marge de manœuvre supplémentaire en attendant le retour à une situation professionnelle plus stable.
